LE CARNET : Terre à tribord...

Et si on jouait au jeu des pays. Comment y jouer ? Très facile, encore heureux sinon... Bon ! Passons ! Le but du jeu est de... Voilà ainsi c'est assez clair.
Ouin ! Ouin ! Me voilà en dehors de l'utérus. Moi qui était tranquillement en train de me faire quelques brasses, faut qu'un genre de martien en blouse blanche vienne me sortir de ma piscine. Le monsieur coupe le cordon. Connard, ça ce n'est pas le cordon... va falloir recoller. Heureusement que 3M existe. À partir de là, une éducation du genre familiale à la mauricienne commence. Les compotes de pommes qui allaient partout sauf dans ma bouche passèrent... fffffffffff... et me voilà rendu sur les bancs de l'école face à un mammifère qui essaye de me rentrer je ne sais plus trop quoi dans ma tête. Assis sur les bancs ou debout face au tableau, une éducation scolaire plutôt française m'est donnée. Longtemps après, je joue à l'oiseau migrateur, à une différence près que je vais du chaud au froid. La girouette n'a pas du être montée dans le bon sens. Sept heures de cui cui au dessus de l'Atlantique et me voilà rendu. Comme on n'arrête pas d'apprendre, je me fais une éducation publicitaire à la québécoise... ça coule de source. Pour parfaire le tableau, j'ai balladé ma structure osseuse en Espagne, en Australie, en Angleterre, en Suisse, au Texas (trop grand les États-Unis pour confondre tout les états entre eux) et à l'Ile Maurice. C'est chiant à dire tout ça, sûrement pire à lire mais nécessaire pour comprendre ce qui va suivre : je ne cherche n'y à valoriser ou dévaloriser un lieu par rapport à un autre mais par contre à essayer (j'ai bien dit essayer) de mettre en lumière des particularités récurrentes.
Je vous vois venir avec vos grands sabots : «Et la pub dans tout ça... triple andouille ?». Bah ! C'est que mon chien a mangé ma copie. Plus sérieusement... si possible. Dans particularité récurrente, je parle évidemment de la dominante publicitaire. D'abord, je prend un bon élan et je vous farcis un rapide survol de ce qui se passe en dehors du pays des castors. Vraiment rapide ce survol. Je regarde la publicité des buveurs de thè royale et je dirais que l'Angleterre fait de la publicité généreuse en matière d'audace et d'imagination. On dirait des films de 30 secondes. On descend par le tuyau sous la Manche et on arrive dans la contrée du fromage roulé sous les aisselles et de la baguette. Dans cet hexagone, j'observe que la pub joue beaucoup sur le côté émotionnel. Direction l'ouest, encore un autre territoire de baguette sauf que par là-bas les baguettes fonctionnent par paire et servent à manger. Je tombe face à une publicité asiatique que je considère très empreinte de valeurs. Qu'elle soit de mauvais goût ou de bon goût, ces dominantes restent visible dans l'ensemble. Ce qui paraît assez logique... question de culture propre à chacun. Et le Québec dans tout ça ? Il faut en parler sinon les nationalistes seront capable de se couper les veines. Si, par hasard, on me demande comment je perçois la pub québécoise, je dirais qu'elle est... Heu ! Comment dire !? Voilà je sais, ridicule. J'aimerais bien pouvoir dire "Hé ! Regarde, la pub par là-bas, elle est excellente. " La publicité d'ici me donne l'impression de chercher à faire de la pub québécoise plus qu'autre chose. Quand on va vers un monde où la notion de frontière est beaucoup plus une ligne rouge sur un bout de papier qu'autre chose, il serait bon de revoir la donne. Qu'on ne vienne pas me dire que le groupe cible est québécois et qu'il est inutile de chercher à plaire à des ouistitis à l'autre bout du monde. De toute façon, il paraît que le Québec est multi-ethnique... à moins que se soit juste Montréal. Que je sache, que le concept de Burger King fût apprécié par le Royaume-Uni jusqu'au point de l'exploiter chez eux, c'est quand même flatteur. Non ? Je croyais que le but était de faire de la bonne pub. En tout cas faire de la pub et non de la publicité à la truc. Si on me ressort le chapitre du client frileux, alors donnez lui une peau de grizzli ou tout simplement augmentez le chauffage (pas le prix, le thermostat). Comme le dit si bien Emmanuelle Garnaud, journaliste et critique publicitaire, «Le consommateur est beaucoup plus intelligent que le pense le publicitaire.» La publicité se doit d'être internationale tout en restant régionale et non le contraire. À mon avis, c'est de cela qu'il en sortira le meilleur du Québec et c'est qu'à partir de ce moment qu'elle deviendra forte, efficace et surtout exportable et donc reconnu.

2 commentaires:

Konnichiwa Mr. Sparkle! a dit...

Je suis d'accord avec presque tout ce que tu dis, mais tu sembles oublier que nous sommes que 7 millions au Québec. Ils sont 60 millions aux UK et près de 300 millions aux USA.
Je n'ai pas un point de vue aussi optimiste que disons C. Cossette, mais sur 7 millions je dirais que les quelques bonnes campagnes (Reno Depot, Familiprix, etc.) ca reste une bonne moyenne. N'oublie pas qu'on ne voit que les bonnes pubs qui sortent des autres pays, donc évidemment on peut perdre espoir en ouvrant la TV a n'importe quel canal. Toi qui viens d'Europe tu sais qu'ils ont autant de mauvaises campagnes (ou campagnes moins audacieuses) que nous. Malheureusement il n'y a pas de festival international de la mauvaise pub - ca serait bien, on verrait qu'on est pas si pire que ca.

En passant, de quelle campagne Burger King parle tu, est-ce celle "La seule raison que j'ai accepté d'être dans cette pub" ou bien celle de Crispin Porter + Bogusky aux USA?
En passant la campagne "La seule raison que j'ai accepté d'être dans cette pub" est une copie d'une campagne de Wendy's d'il y a quelques années.

Bon alors j'ai bien hâte de commercer puis de finir mes études en pub pour que la pub québécoise gagne tous les prix à Cannes! OUI c'est possible! Kidnappons tous les bons créatifs venus d'autres pays!

Anonyme a dit...

Les pubs de Bell sont pas mal, les pubs du Loto sympas, celles pour l'essence étaient géniales (je vois encore l'image du gars qui interview une nana qui fait son yoga, et lui demande de dire merci devant la camera), les pubs de bieres qui se renouvelles que trés rarement dans leur concept sont parfois cools aussi, j'en oubli des tonnes, vue la quantite que l'on nous passe a la tv.

Mon avis pour la classifier : c'est de la pub de societe, beaucoup d'interaction avec mr et mme tout le monde mixé avec du comqiue de mots.
Mais ce qui est sûr c'est que la bonne pub quebecoise existe !

 

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